Les premières journées des éliminatoires de la CAN 2027 ont souri à la Côte d’Ivoire. Après avoir dominé le Ghana (2-0) pour son entrée en lice, la sélection ivoirienne a enchaîné ce mardi au Félicia avec un nouveau succès contre la Somalie (2-0).
Dominateurs durant une grande partie de la rencontre, les Éléphants ont longtemps buté sur une équipe somalienne bien regroupée. Yann Gboho et Bazoumana Touré ont finalement débloqué la situation dans les dernières minutes, permettant à la Côte d’Ivoire de décrocher trois nouveaux points.
Une jeunesse qui saisit sa chance
Tout en saluant les choix tactiques d’Hervé Renard, Arthur Boka a également souligné, dans un entretien accordé à Africafoot, la capacité des jeunes appelés en sélection à répondre rapidement aux attentes du staff.
C’est une très bonne chose pour le sélectionneur. Quand tu fais appel à de nouveaux joueurs, tu attends qu’ils saisissent leur chance. Gboho et Bazoumana sont entrés et ils ont apporté de la fraîcheur, de la percussion et surtout de l’efficacité. C’est exactement ce qu’on demande à des jeunes joueurs qui arrivent en sélection.
L’ancien international ivoirien a également mis en avant la profondeur du banc, qui offre désormais plusieurs solutions au sélectionneur pour modifier le cours d’une rencontre ou apporter davantage de fraîcheur en cours de jeu.
Dans ce genre de match, il faut avoir de la patience. Mais il faut aussi avoir des joueurs capables de changer le rythme. Aujourd’hui, les entrants ont fait la différence. C’est positif parce que cela montre qu’il y a une concurrence et des profils différents dans cette équipe.
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L’efficacité reste à améliorer
Malgré ce deuxième succès consécutif, tout n’a toutefois pas été parfait dans le contenu. Arthur Boka estime notamment que les Éléphants ont parfois manqué de rythme pour véritablement déstabiliser le bloc somalien, ce qui explique en partie leur domination restée longtemps stérile.
On a parfois joué trop lentement. Quand une équipe défend aussi bas, il faut déplacer le bloc, jouer plus vite, créer des espaces et attaquer ces espaces. On a eu le ballon, mais avoir le ballon ne signifie pas forcément maîtriser le match.
L’ancien joueur de Strasbourg regrette surtout le manque de précision dans les derniers gestes, qui aurait pu permettre à la Côte d’Ivoire de prendre l’avantage bien plus tôt. Une inefficacité qui pourrait devenir problématique face à des adversaires d’un autre calibre.
Ce sont des matchs qu’il faut tuer beaucoup plus tôt. On ne peut pas toujours attendre la 89e minute pour se libérer. Aujourd’hui, on gagne 2-0 donc tout va bien au niveau du résultat. Mais contre une équipe plus forte, ces occasions manquées peuvent coûter cher.
Malgré ces axes d’amélioration, Arthur Boka retient surtout les six points engrangés et la progression attendue de cette équipe ivoirienne. Pour lui, Hervé Renard dispose encore d’une marge de progression importante avant les prochaines échéances.
Il faut être satisfait des six points. Mais cette équipe est encore en construction. Le plus important maintenant, c’est de progresser match après match, notamment dans le jeu et dans l’efficacité.








