Après avoir manqué deux éditions consécutives, la Côte d’Ivoire fait son grand retour à la Coupe du Monde de la FIFA à l’occasion de l’édition 2026, coorganisée par le Canada, le Mexique et les États-Unis. Cette compétition, qui réunira 48 équipes, débutera le 11 juin, avec pour point culminant la finale prévue le 19 juillet.
Pour les Éléphants, cette qualification représente une opportunité unique de marquer l’histoire et de porter haut les couleurs de la nation. Avec seulement trois participations au Mondial à leur actif et jamais au-delà du premier tour, l’objectif principal d’Emerse Faé et de son équipe sera de franchir cette étape en terminant en tête du groupe E, où ils affronteront l’Allemagne, Curaçao et l’Équateur.
Coupe du monde 2026 : dates, horaires et affiches du tournoi
Afin de mieux comprendre les enjeux de cette phase de groupes et les espoirs placés par tout le peuple ivoirien dans cette Coupe du Monde 2026, 225foot va revenir sur les trois précédentes participations de la Côte d’Ivoire à cette prestigieuse compétition.
Allemagne 2006 : Une première historique pour la Côte d’Ivoire
Sous la houlette du technicien français Henri Michel, la Côte d’Ivoire a écrit l’une des plus belles pages de son histoire en décrochant, pour la première fois, sa qualification à une phase finale de Coupe du monde. Les Éléphants ont réalisé une campagne remarquable lors des éliminatoires africaines, terminant en tête du groupe 3 devant deux géants du continent, le Cameroun et l’Égypte. Cette qualification historique a suscité un immense enthousiasme dans tout le pays et marqué l’avènement de la génération dorée ivoirienne.
Organisée en Allemagne du 9 juin au 9 juillet 2006, cette 18e édition de la Coupe du monde a vu plusieurs nations découvrir pour la première fois la plus prestigieuse des compétitions internationales. Aux côtés de l’Angola, du Ghana, du Togo, de Trinité-et-Tobago, de l’Ukraine et de la République tchèque, la Côte d’Ivoire faisait partie des nouveaux venus déterminés à marquer les esprits.
La liste de la Côte d’Ivoire pour la Coupe du monde 2026 connue
Le tirage au sort n’a toutefois pas été clément avec les Éléphants. Placés dans le redoutable groupe C, ils ont hérité de deux prétendants au titre, l’Argentine et les Pays-Bas, ainsi que de la Serbie-et-Monténégro. Malgré l’ampleur du défi, les Ivoiriens ont cependant abordé la compétition sans complexe, affichant leur ambition de rivaliser avec les meilleures sélections du monde.
Pour leur première participation, les hommes d’Henri Michel ont livré des prestations séduisantes. Battus de justesse par l’Argentine (2-1) puis par les Pays-Bas (2-1), ils ont terminé leur parcours sur une victoire spectaculaire contre la Serbie-et-Monténégro (3-2). Didier Drogba, Bakari Koné, Bonaventure Kalou et Aruna Dindane se sont illustrés au cours du tournoi, permettant à la Côte d’Ivoire de quitter l’Allemagne avec les honneurs malgré une élimination dès la phase de groupes.
Afrique du Sud 2010 : Un rendez-vous prometteur mais inachevé
Devenue l’un des outsiders du football africain, la Côte d’Ivoire a validé sa qualification pour la Coupe du monde 2010 avec autorité. Après avoir décroché son billet sous les ordres de Vahid Halilhodžić, les Éléphants ont changé de sélectionneur à quelques mois du tournoi, confiant leur destinée au technicien suédois Sven-Göran Eriksson. Cette transition n’a toutefois pas entaché les ambitions d’une équipe considérée comme l’une des meilleures du continent.
L’édition 2010, disputée en Afrique du Sud du 11 juin au 11 juillet, revêtait une importance particulière puisqu’il s’agissait de la première Coupe du monde organisée sur le sol africain. Pour la Côte d’Ivoire, l’objectif était clair : franchir un nouveau cap après une première expérience frustrante malgré des performances encourageantes.
Coupe du Monde 2026 : Le programme complet de la Côte d’Ivoire
Le tirage au sort a cependant une nouvelle fois compliqué la tâche des Ivoiriens. Versés dans le groupe G, ils ont dû affronter le Brésil, quintuple champion du monde, le Portugal de Cristiano Ronaldo et la Corée du Nord. Ce groupe était considéré comme l’un des plus relevés de la compétition et laissait peu de marge d’erreur aux Éléphants.
La sélection ivoirienne a toutefois débuté par un match nul solide face au Portugal (0-0), avant de s’incliner contre le Brésil (3-1), malgré une réalisation de Didier Drogba. Les Éléphants ont ensuite terminé sur une note positive en dominant largement la Corée du Nord (3-0) grâce à Romaric N’Dri Koffi, Salomon Kalou et Kader Keita. Avec quatre points au compteur, ils ont quitté la compétition dès le premier tour, victimes une nouvelle fois d’un groupe extrêmement relevé.
Brésil 2014 : Les regrets éternels
Pour la troisième fois consécutive, la Côte d’Ivoire a obtenu sa qualification pour la Coupe du monde, confirmant sa régularité au plus haut niveau. Cette présence répétée parmi l’élite mondiale témoignait de la qualité d’une génération exceptionnelle qui dominait alors le football continental. L’édition 2014 au Brésil revêtait également une dimension symbolique puisqu’elle constituait le dernier grand tournoi international de Didier Drogba.
Sous la direction du sélectionneur français Sabri Lamouchi, les Éléphants ont brillamment franchi les éliminatoires en terminant en tête de leur groupe devant le Maroc. Le tirage au sort pour les phases finales plaçait d’ailleurs la Côte d’Ivoire dans un groupe enfin plus abordable que lors des éditions précédentes, avec la Colombie, le Japon et la Grèce comme adversaires.
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Les Ivoiriens ont parfaitement lancé leur campagne en renversant le Japon (2-1) grâce aux réalisations de Wilfried Bony et Gervinho. Ce succès avait nourri l’espoir d’une première qualification historique pour les huitièmes de finale. Toutefois, lors de leur deuxième rencontre, ils se sont inclinés face à la Colombie (2-1), malgré un nouveau but de Gervinho.
Tout s’est donc joué lors de la dernière journée face à la Grèce. Un simple match nul suffisait aux Éléphants pour atteindre les huitièmes de finale, mais le scénario a tourné au cauchemar. Après l’égalisation de Wilfried Bony, les Ivoiriens semblaient tenir leur qualification avant qu’un penalty accordé dans le temps additionnel ne permette aux Grecs de s’imposer 2-1. Cette élimination cruelle à la 93e minute reste encore aujourd’hui l’un des plus grands regrets de l’histoire du football ivoirien.








